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13/08/2015

Guénane

 

Le ciel sera rouge

Et nos nerfs à fleur de vent grifferont. 

Signe d’insomnie.

 

in Oceano saxo solo

 

 

 

 

 

11/08/2015

Saïd Mohamed

 

L’aurore resurgit avec sa ribambelle de bouches harassées, 

Qui agglutinées aux barbelés, têtent un peu d’oxygène. 

Je n’ai pas découvert la route des îles, ni inventé des formules, 

Juste établi un lien entre le ciel et la nuit,  

Près du feu où j’attendais que les braises se recouvrent d’un satin gris.

 

 

 

 

08/08/2015

Fabienne Verdier

 

Ce n'est que récemment que j'ai compris le principe interne, l'alchimie qui donne la vie. Pour atteindre cette peinture, plus sublime, plus divine encore, je dois toucher à une vérité intime, indicible. Travailler l'insipide. Rechercher encore l'humilité, la liberté vis à vis de la maîtrise acquise. Il faut que je devienne bendan comme on dit en chinois : « idiote » ou « bécasse »... grande théorie des maîtres taoïstes. Avec le temps et l’ivresse, qui sait ? Peut-être y parviendrai-je...

 

Peu à peu je me suis familiarisée avec cette vie, le compagnonnage du silence et la présence du non-dit. Il devenait nécessaire d'oublier le temps, de s'oublier soi-même ainsi que toutes pensées, opinions, cultures acquises. Je puis alors devenir "bois brut", "herbe au vent" ou "brise du printemps".

 

in Passagère du silence

 

 

Fabienne Verdier

 

 

Aujourd'hui, dans mon ermitage, j'éprouve un sentiment profond d'osmose avec la nature. Tout espace intérieur possède une ouverture sur l'extérieur. La sève des arbres, le passage fugitif des saisons, la richesse et les variations sans fin de la lumière participent étroitement à la vie intérieure. J’aime mon « aquarium de sérénité », sa relation permanente avec le jardin qui entoure la maison. 

 

in Passagère du silence

 

 

 

Jean-Damien Roumieux

 

J'ai entendu, médiateur entre les hommes et les cieux,  

le chant des oiseaux de cette aube terrestre,  

qui dit les Harmonies sublimes d'où nous venons,  

et vers lesquelles,  

en un grand mouvement universel,  

nous nous tournons,  

plus nobles d'avoir ensemencé,  

plus grands d'avoir vécu.

 

 in Souffle de lumière

 

 

 

Anne Archet

 

J’aime bien me parler à moi-même ; je suis toujours présente,

toujours attentive et je n’interromps jamais.

 

 

 

07/08/2015

Buson

 

 

Au clair de lune

 

Le prunier blanc redevient

 

Un arbre d’hiver

 

 

 

Buson

 

La lune passe à l’ouest

 

L’ombre des fleurs

 

S’étire à l’est

 

 

 

06/08/2015

Francis Krembel

 

 

La fabrique du gel se prépare

Déjà les pierres tendent le dos

L’imaginaire rôde vers des taïgas indéfinies

Et on s’occupe à domestiquer un feu.

 

 

 

 

05/08/2015

Jean-Claude Roulet

 

Je me fous de l’enfer, je ne suis point paveur

 

 

 

01/08/2015

Olivier Verdun

Le joyeux est reconnaissable à dix lieues à la ronde. Il empeste. Il suinte le grand large. On l’envie. On le jalouse. La joie dérange à l’instar des rêves, des voyages, des amours : on s’y abandonnerai à priori mais quelque chose en eux nous effraie et nous empêche d’aller jusqu'au bout ; on leur préfère souvent la tristesse, la contrition, le conformisme, la médiocrité, voire la haine – moins amènes mais caressant davantage la bête dans le sens du poil. En quoi la joie, plus durable, plus dense et totalisante, ne serait réduit pas au plaisir, plus éphémère, partiel, impur, protéiforme ; il est en effet des plaisirs malheureux, des plaisirs de la tristesse, des plaisirs de la haine, des joies compensatoires en quelque sorte, des joies minables, des joies frelatées de peigne-cul : lorsque nous imaginons malheureux l’être que nous haïssons, nous éprouvons une étrange ivresse, empreinte de fureur, de tristesse, de bassesse. Ainsi la médisance – l’un des grands plaisirs de l’existence.

 

in La joie

 

 

 

Issa

 

Ne tue pas la mouche

 Vois comme elle tend

Vers toi les pattes

 

 

 

 

Francis Krembel

 

Aime t-on la personne

 Au souffle près de soi ?

Ou la vaine statue taillée

Impatiemment

Par les ciseaux abrupts d’un quotidien, trop peu regardant.

 

 

31/07/2015

Héléna L

 

Une salamandre au mur m’attire et m’écrase en elle ; je plonge dans un grand bac de lumière, de flammes, de bras tous maternels et beaux. Conneries ! Même un chien devient ma mère ! J’la vois partout, la sens qui tremble avec la terre et des volcans ! partout ! dis-je, des milliers de jets de pierres, de feu, et cet immense partout donc je n’aurais jamais profité !

 

 

Stefanu Cesari

 

 

Quelque part en montagne,  

le temps cède.