Auteur inconnu

comment pourquoi
résister
tendre esquisse de vol
les gestes en équilibre
étonnés d’eux-mêmes
cg in Salines, 2008
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comment pourquoi
résister
tendre esquisse de vol
les gestes en équilibre
étonnés d’eux-mêmes
cg in Salines, 2008

Fous ! Les fous battent la campagne et la breloque !
Fous ! désaxés ! détraqués ! dérangés !
Siphonnés, piqués, cinglés, timbrés, cintrés!
Mabouls, marteaux ! Toqués, tapés ! Tordus, toc-toc,
Cinoques, louftingues, dingues loufoques !
Z’ont perdu la raison,
La boule et la boussole,
Une araignée au plafond,
Mais qu’importe Monsieur,
Les fous travaillent et pas qu’un peu
Les fous travaillent du chapeau !
cg in Follement autre

OUAF !
Les chats aboient
Les cadavres passent
La nuit se marre
Derrière son masque
Marquise des rues
En guenilles
Bondit féline
Lance un sourire
Aux étoiles
Aux passants
Et d’une bougie
Met le feu à la ville
Petite marquise
A déjà tant vécue
Princesse chenille
Ce soir encore
Les papillons rougissent
Ta bouche à colorier
Des papillons à semer
Mains moites
Gorges sèches
Petite marquise à demi-nue
Promène son ombre sur les murailles
Et les mâles tournent fous
Comme des chiens
Se disputent
Un os à ronger
Un os comme une flûte
D’où s’échappe une musique
Petite marquise au corps blessé
Tout doucement tu gémis
Tu souris, la musique
C’est juste dans ta tête
Les chiens sont partis
Regagner leurs lits
Leurs pantoufles
Leurs épouses
Des chiens d’hommes
Bien comme il faut
En somme
Si des gamines se donnent
Pour quelques sous après tout
Ils n’y sont pour rien
Une bonne nuit de sommeil
Et demain
Il n’y paraîtra rien.
cg 2000
in Claques et boxons,
Ed. Nouveaux délits 2014

comme des cordes
autour du cou
avec de tristes doigts
qui mordent...
in Les années chiennes, 2007

L’esprit fissure la chair, efface les fresques de soufre.
Caravanes d’éclipses. Berceaux de minerai.
cg in Le poulpe et la pulpe, Cardère 2011

la terre sent le pétrole et la peste
entre les doigts nous restent
des lambeaux de peau des toxines
qui nagent dans nos graisses
in Pandémonium II

L'écriture devient ardue, l'inspiration vacille et c'est la nuit, et la lune bien vivante dans son manteau de velours. L'inquiétude tire les ficelles d'un théâtre d'ombres sur mon cœur...
cg in Journal 1997

Déterrez le sublime silex des corps
La crue du vivre déferlera
Saisons des puits pour les oasis
cg in Aujourd'hui est habitable

J’ai choisi les tourments de l’insatisfaction, le vertige de l’inconnu, le saut dans le vide. Il y a bien une part de moi qui s’y refuse, cette part qui jusque là se faisait bien entendre, mais je ne l’écoute plus, je ne veux plus l’entendre !
cg in Journal 1999

Chercher l’équilibre,
mais pour cela je n’ai pas d’autre solution
que d’être en continuel mouvement.
cg in journal 2002

Je veux le soleil, le parfum du feu, le vent qui lèche les heures précieuses,
le temps infini du remerciement.
cg in Chroniques du hamac, 2008

On entend le battement de nos artères salées
Tes poumons marées ma bouche coquillage
Ton sang d’écume sur le sable de mon ventre
cg in Des corps à la mer

Juste l’audace de la lune ronde
Dans le fourreau de la nuit
Le braille des vibrations
Au confluent de nos chairs
Nous coucherons à même
Les flancs rudes des animaux
cg in Aujourd'hui est habitable

J’aimerais des bras pour faire un nid à ma fatigue. J’aimerais être réconfortée. Je ne cherche pas de béquilles, seulement un moment pour souffler, une oreille pour entendre mes peurs. Juste un soutien momentané qui m’aide à aller de l’avant, qui attise ma confiance. Oui, juste un souffle pour que le feu ne s’éteigne pas. J’ai froid au cœur parfois et mes pieds sont glacés.
cg in journal 2004

L’aube ne sera plus
Ce frottis de l’ombre
La blessure ravivée
À la table des poumons
Mais lettres heureuses
Sur la piste amoureuse
cg in Aujourd'hui est habitable