Julie Bonnie
Je l’aime d’une façon qui n’existe pas, avec la force de la mer déchaînée
in Mon amour
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Je l’aime d’une façon qui n’existe pas, avec la force de la mer déchaînée
in Mon amour
J’ai toujours pensé que ce monde ci est trop petit, ou plutôt que ce que l’on nous donne pour réalité ne constitue qu’une infime partie de l’infinité du monde.
in En territoire Auriaba
Ah. Peut-être c’est ça l’histoire que tu cherches. Mais ce n’est pas moi qui peux te dire si c’est vrai. Je te raconte une histoire seulement. Sur cette terre ici, nous devons bien choisir quelle histoire nous allons raconter, parce que l’histoire là va nous changer. Ça va changer comment nous allons vivre après.
in Notre quelque part
seulement voilà
ça s’effrite dedans, ça craque
et l’écriture jette ses oiseaux noirs
sur la page étale
in Démolition
si je viens nu
ouvre ta nuit
portes et fenêtres
in Le pyromane adolescent suivi de Le sang visible du vitrier
Une grande partie de ma sensualité ne se perd t-elle pas dans les extases que me procure l’écriture, la beauté et autres sensations sans paroxysme ? Est-ce que je ne passe pas le plus clair de ma vie suspendue au-dessus du monde ou en marge de lui ? Ne suis-je pas peut-être un autre Rimbaud, qui ne fut que toute innocence ou toute obscénité, incapable de nuances humaines ?
Ceux qui ont vécu savent que l’ombre n’est là que pour un temps ; le matin apporte avec lui sa lumière.
in Illska
Et la tête s'incline,
Et les membres s'excluent.
Sommeil
Et je suis seul
- Comme un oiseau -
Au bord d'un linceul
- Avec un trou dans le carreau.
Il y a deux jours, j’ai renoncé à descendre chercher le pain ; l’ascenseur pue la pisse.
C’est peut-être pour ça que les gens se jettent par-dessus les rambardes…
De toute façon, l’escalier est une torture, il n’y a plus de rampe et plus d’humanité.
C’est ici que les gamins déchirent leurs cahiers et que les semelles glissent sur des seringues.
C’est moi ton air dément, ton noyau psychotique, ton royaume exotique
in La grande tueuse
in Traction Brabant 65
Temps mort
Caillou rouge
un bouillon
une écume
une averse
II tangue des minuits bleus comme
des matrices
un envol
un froid sourd
Quelle liesse en vous
Que vous fûtes cruelles
roses des lents jardins
mes gifles
mes canons
mes orgasmes
mes crânes
Latentes tragédiennes
mes louves
mes crépons
mes ongles
mes encens
J'ai bu J'ai bu
Je bois
ces laitances de mort
Je m'ivre à vos maigreurs
sereines cantatrices
mes couvents
mes fourrures
mes folles
mes courroux
Roses
harpons de chair
mes pépites de soie
Une fugue
Un fracas
La longue nuit de gel se brise sur ma tempe
On s'y perdait partout...
Que vous fûtes lascives
outrages à midi
mes dragons
mes drapeaux
mes vierges
mes indiennes
Voici, la vague vient
la vague de si loin venue
À plus tard ou jamais mes enfances déçues
in Rag-Time, suivi de Londoniennes et de Poèmes ébouillantés
Avec le temps, j’ai appris à montrer beaucoup plus que mon corps. J’ai exposé mes blessures, exhibé mes émotions. J’ai dévêtu mon corps puis déshabillé mon âme.
in Chambre 2
la moitié des pommes étaient gâtées. En les triant, elle s’était aperçue qu’elles aussi pourrissaient à partir du point de contact avec d’autres fruits : c’était comparable à ce qui se passe entre les êtres humains
in La voleuse de fraises
j’aligne les mots les signes
les hameçons
Qui ne pêchent rien
j’aligne
in Démolition
Je ne suis nulle part
Excepté le néant
Mais je porte caché au plus haut des entrailles
A la place où la foudre a frappé trop souvent
Un cœur où chaque mot a laissé son entaille
Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement.
in La Liberté des mers