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12/12/2014

Jean-Marie Gourio

  

La télé, c'est tellement con que même les pigeons

ne se posent plus sur les antennes.

in Brèves de comptoir 

 

 

10/12/2014

Edward Albee

 

Le signe le plus évident d'un cancer social... c'est la disparition du sens de l'humour. Aucune dictature n'a toléré le sens de l'humour. Lisez l'Histoire et vous verrez. 

 

in Qui a peur de Virginia Woolf ?

 

 

Jean-Marie Gourio

 

Tu connais le proverbe,

quand le sage montre la lune, le connard regarde le doigt.

 - Eh alors ?! Il a raison, le connard ! Y'a rien sur la lune. 


  in
L'intégrale des brèves de comptoir

 

 

07/12/2014

Victor Hugo

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Charles Péguy

 

Je désobéirai si la justice et la vérité le veut. 


in Pensées

 

 

René Char

 

Le sentiment de l’injustice ne m’a jamais quitté (…)

ma fureur n’était pas seulement celle du forgeron poétique, 

mais fureur d’adolescent persécuté.

 

 

 

05/12/2014

Anna Gréki

Je cognerai encore trois fois

A votre porte

La première fois pour dire que j’existe

Depuis que le pain existe

La deuxième fois pour dire que j’existe

Puisque par moi vous existez

La troisième fois ce sera pour vous dire :

Il n’est pas de granit

Que n’use le vent et la pluie

Et mon vent à moi c’est ma faim

Ma pluie à moi c’est ma soif

Prenez garde

Je ne veux plus être orphelin.

 

 

 

 

 

Jean-Marie Gourio


La première chose à faire pour jouer du piano,

c'est soulever le couvercle.

 

in Brèves de comptoir - 1996

 

 

03/12/2014

Blaise Pascal

  

  Quelle chimère est-ce donc que l'homme ? quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradictions, quel prodige ? Juge de toutes choses, imbécile ver de terre, dépositaire du vrai, cloaque d'incertitude et d'erreur, gloire et rebut de l'univers.
Qui démêlera cet embrouillement ? 


in Pensées

 

 

Wislawa Szymborska

 

Rien n’a changé.

 Seules peut-être les manières, les cérémonies, les danses.

 Le geste des mains protégeant la tête

 Est cependant resté le même.

 Le corps se tord, se débat, essaye de fuir,

 Fauché, il tombe, plie les genoux,

 Bleuit, enfle, salive et saigne.

   

 in La torture

 

 

 

 

02/12/2014

Tristan Cabral

 

Le pays d’où je viens a la couleur des lampes

Que les enfants conduisent aux limites du sable

 

 (…)

 

Le pays d’où je viens n’a jamais existé

 Un vieil enfant de sable y pousse vers le large

 Un bateau en ciment qui ne partira jamais

 

 

in Mon pays mon naufrage

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Proverbe togolais

 

Si les pierres se querellent, ce n’est pas à l’œuf de les séparer

 

 

01/12/2014

Diane Meunier

 

Je ne lis pas les journaux

 Ne veut rien apprendre de nouveau des hommes

 

 

 

Jean-Marie Gourio

 

Ah ! Le journal d'hier ! Déjà que hier y avait rien dedans, alors aujourd'hui, à lire, c'est encore meilleur ! J'ai vraiment l'impression d'avoir rien raté. 

 

in L'intégrale des brèves de comptoir 1992-1993

 

 

Marcel Proust

 

Je pouvais bien prendre Albertine sur mes genoux, tenir sa tête dans mes mains, je pouvais la caresser, passer longuement mes mains sur elle, comme si j’eusse manié une pierre qui enferme la salure des océans immémoriaux ou le rayon d’une étoile, je sentais que je touchais seulement l’enveloppe close d’un être qui par l’intérieur accédait à l’infini.